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CP19/22-0111

Ongegrond CP - Marche Klachtencommissie Tucht
DISCIPLINAIRE - IES - PROPORTIONNALITE

La situation laisse, avec certitude, apparaître des propos désobligeants de la part du plaignant.

Dans son arrêt n° 241.084 du 22 mars 2018, le Conseil d’Etat a jugé « que rien
n’interdit [au directeur], face à deux versions contradictoires des faits, de privilégier celle présentée par l’agent pénitentiaire plutôt que celle du détenu. »

En l’espèce, le rapport à la direction est signé par 2 personnes . La direction pouvait donc valablement estimer qu’outre les propos désobligeants reconnus par le plaignant, les injures proliférées à l’encontre du médecin et de l’agent étaient à suffisance établies. Aussi, les hurlements et tambourinements contre les portes sont suffisamment prouvées. A cela s’ajoute le mémo disciplinaire du plaignant reprenant des antécédents spécifiques en la matière.

La direction n’a donc pas commis d’erreur d’appréciation en sanctionnant le plaignant de 3 jours d’IES pour atteinte intentionnelle à l’ordre (infraction de 1ère catégorie) ainsi que la prolifération d’injures à l’égard de personnes se trouvant dans la prison (infraction de 2nde catégorie).

Pour ces raisons, la plainte est manifestement non fondée.