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CP15/24-0034

Ongegrond CP - Lantin Klachtencommissie Andere beslissing directeur
En vertu de l’article 148 de la loi de principes, un détenu peut se plaindre auprès de la Commission des plaintes de toute décision prise à son égard par le directeur ou au nom de celui- ci. L'omission ou le refus de prise de décision dans un délai légal ou, à défaut, dans un délai raisonnable, sont assimilés aux décisions visées à l'alinéa 1er.

En l’espèce, le plainte porte sur une omission de décision concernant la demande d’enquête du plaignant relative à la disparition de ses objets personnels pendant qu’il était au cachot. A cet égard, le plaignant invoque avoir adressé une fiche-message à la direction en date du 29 avril 2024. Il n’a pas eu de réponse.

La plainte est recevable.

Concernant le fondement de la plainte, en date du 2 mai 2024, l’avocat du plaignant a écrit à la direction pour signaler la perte de ses objets personnels.
La direction y a répondu le même jour en expliquant que, renseignements pris auprès des agents de son niveau, depuis la mise en cellule sécurisée des deux protagonistes, celle-ci est restée fermée jusqu’au moment où chacun d’entre eux a pu aller récupérer ses effets personnels pour intégrer le niveau des punis. Monsieur O. ayant procédé le premier à la récupération de ses effets en cellule, lui seul a pu s’approprier les effets déclarés manquants par le plaignant. Il a donc la possibilité de porter plainte contre Monsieur O. pour vol et peut en faire la demande écrite à la direction, afin qu’elle soit transmise à la police.
Au moment où le plaignant a introduit sa plainte, à savoir le 6 mai 2024, la direction avait dès lors déjà répondu à son avocat en expliquant s’être renseignée auprès des agents et les démarches à entreprendre.

En outre, postérieurement à la plainte du plaignant, il ressort d’un mail de l’agent A. envoyé le 10 mai à la direction que :
- Suite aux plaintes du plaignant, l’agent A. a effectué plusieurs fouilles de cellules afin de chercher ce qui lui manquait ;
- Lors de sa mutation disciplinaire, il semblerait en effet qu’on lui ait volé deux casquettes, un bob et une veste.
- Après avoir discuté avec le plaignant, ce dernier a cité le nom de plusieurs codétenus ; l’agent s’est donc rendu sur l’aile avec l’aide de plusieurs collègues dans les cellules de ces codétenus pour chercher les vêtements manquants du plaignant.
- Malheureusement, ils n’ont rien trouvé malgré leurs recherches.

Il ressort de l’ensemble de ces éléments que la demande du plaignant n’est pas restée sans suite et que la direction a effectué différentes démarches afin de tenter de retrouver ses objets personnels.

Pour ces raisons, la plainte est non fondée.